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Bulletin Quotidien Europe - Stéphanie Yon-Courtin défend un cadre de concurrence permettant l'émergence de champions européens dans des secteurs clés - 26/02/2026

COMPÉTITIVITÉ; Stéphanie Yon-Courtin défend un cadre de concurrence permettant l'émergence de champions européens dans des secteurs clés

Bruxelles, 25/02/2026 (Agence Europe) – L’eurodéputée française de Renew Europe Stéphanie Yon-Courtin a publié, mardi 24 février, son projet de motion pour une résolution du PE sur le bilan des politiques de concurrence en 2025. Alors que la Commission doit réévaluer cette année les règles de concurrence et les adapter aux nouveaux besoins de compétitivité, le manque de taille critique de l’Europe dans les secteurs stratégiques constitue un frein, estime l’élue française. La compétitivité et la résilience de l’UE « exigent un cadre qui ne freine pas les fusions paneuropéennes et permette ainsi l'émergence de champions européens dans des secteurs clés comme les télécommunications, les paiements, la banque et l'énergie, capables de rivaliser à l'échelle mondiale et de garantir l'autonomie stratégique de l'Europe ». La politique d'aides d'État doit également soutenir les transitions écologique et numérique sans fragmenter le marché unique, grâce au cadre des aides d'État à l'industrie propre, à un règlement général par exception d'exemption simplifié et à des instruments d'aide à l'intégration économique et sociale (IAIES) efficaces. Dans ce texte, la députée demande notamment à nouveau la création d’une Autorité européenne de la concurrence indépendante, qui « intégrerait les aspects antitrust, le contrôle des concentrations, les aides d’État, la politique de protection des consommateurs et l’application du droit numérique ». Sur le contrôle des concentrations, le texte souligne le manque d’entreprises de grande envergure en Europe et « considère la taille comme un impératif stratégique pour l’Union, comme le souligne le rapport 'Letta', afin de rester compétitif sur les marchés mondiaux ». Par ailleurs, une révision ambitieuse des lignes directrices de l’UE en matière de concentrations afin de mieux les aligner sur les objectifs de la politique industrielle et sectorielle de l’Union est nécessaire, selon la députée. Elle insiste sur le fait que le contrôle des concentrations ne doit pas entraver les fusions paneuropéennes créant des « champions européens » dans des secteurs clés tels que les télécommunications, la banque, les paiements et l’énergie, cela « tout en garantissant une concurrence loyale ». Il convient aussi de « reconquérir l’autonomie stratégique de l’Europe grâce à la politique de concurrence, à l’innovation et à la souveraineté numérique », indique le texte. Le cadre de concurrence de l’UE doit être vu comme un outil pour renforcer la compétitivité dans tous les secteurs et les politiques de l’UE, notamment les politiques industrielles, commerciales, de protection des consommateurs et de services financiers. Le texte souligne encore le rôle essentiel de la concurrence dans la création d’alternatives numériques sur le marché et la réduction de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs de pays tiers et exhorte à mettre en place des infrastructures clés pour renforcer l’autonomie et l’innovation de l’Europe, notamment les services 'en nuage' (cloud), les infrastructures d’IA (centres de données et connectivité) et les infrastructures de marché financier afin de soutenir la souveraineté numérique de l’UE. L’élue pousse encore pour une préférence européenne dans les secteurs stratégiques. Et face aux « défis mondiaux », le projet de motion exhorte encore la Commission à appliquer pleinement le corpus de règles de concurrence de l’UE afin de préserver l’autonomie réglementaire de l’Europe face aux pressions politiques, notamment celles des États-Unis.